Exercice 5 - Mise en Colonne

Voici un texte de base. Reproduisez la mise en forme présentée un peu plus bas.

  • Mise en colonne apres le titre "Le pont du Golden Gate"
  • Ligne séparatrice
  • Lettrine
  • Note de bas de page facultative

Regards sur san francisco

San Francisco a longtemps été appelée « la vile » en Californie, simplement parce qu’il n’y avait pas de ville comparable en termes de population et de sophistication. Bien sûr, pour les habitants de San Francisco, elle est restée « la ville ». Il n’y a pas d’autre ville en Amérique que ses habitants aiment avec autant de passion. A l’époque du grand tremblement de terre et de l’incendie de 1906, un vieux manager de boxe bourru déclara : « j’aimerais mieux être réverbère rouillé au Battery Street à San Francisco, que le Waldorf-Astoria à New York ».

La ville a deux chansons officielles, qui comptent parmi les favorites du pays : San Francisco, chantée par Jeannette MacDonald comme chanson-titre du film de 1936, et la plus récente I left my heart in San Francisco . Tant de chansons, de poèmes et de livres ont été écrits sur l’endroit que son nom seul sous-entend gens merveilleux, hôtels et restaurants fabuleux, superbes panoramas sur les montagnes et la baie et, surtout, le goût du jeu. On y trouve le respect habituel des Américains pour l’argent et le succès, mais il est tempéré par une irrévérence savoureuse et la sagesse de qui sait qu’à chaque réussite correspond son contraire, qu’à toute irrésistible ascension fait suite tôt ou tard une non moins inévitable descente…

Le pont du golden gate

Tout comme Winston Churchil se vantait d’avoir créé l’état de Jordanie « d’un coup de crayon », le célèbre pont du Golden Gate naquit du coup de crayon d’un jeune et fougueux explorateur James C. Fremont. Etant donné que la région était pratiquement un désert dont les Espagnols n’avaient jamais rien fait, il était quelque peu présomptueux de la part de Fremont de baptiser l’entrée étroite de l’énorme baie de San Francisco « The Golden Gate ». En 1846, bien avant qu’on ne découvre de l’or dans les collines des environs, Fremont expliqua que la Byzance antique avait sa « corne d’or » et que le territoire de Californie devrait avoir sa « porte d’or ». Le fait que la région appartenait encore au Mexique était sans importance ; au moment où elle fit partie des Etats-Unis, trois ans plus tard. La ruée vers l’or avait commencé, et son nom devient célèbre dans le monde entier.

Bien que l’ouverture dans la baie soit relativement étroite, c’était un passage maritime dangereux, de 97 m de profondeur avec de violents courants océaniques qui formaient un obstacle puissant à tout projet de pont sérieux. En 1907, un constructeur international de ponts du nom de Joseph B Strauss arriva à San Francisco avec un grand projet pour relier la Californie du nord à la péninsule de San Francisco au moyen du pont le plus magnifique que le monde ait jamais vu. Les travaux ne commenceront pas avant 1933.

Quand le président Franklin Roosevelt appuya sur le bouton qui ouvrit le pont le 27 mai 1937, quelque 200 000 personnes traversèrent à pied cet édifice grandiose. Le péage n’est réclamé que pour le trafic en direction du sud : 1 dollar du dimanche au jeudi et 2 dollars les vendredis et samedis. Les piétons passent gratuitement, et le pont offre la piste la plus populaire et la plus spectaculaire de jogging et de promenade de la ville.

C’était un projet imposant, et 11 ouvriers furent tués en dépit de mesures de sûreté : 19 autres ouvriers furent sauvés par des filets de sécurité. Le pont fut suspendu entre deux énormes tours de la hauteur d’un immeuble de 65 étages ; le seul édifice dépassant cette hauteur était l’Empire State Building à New York. Les autres statistiques sont aussi impressionnantes : assez de fil d’acier dans les câbles pour faire trois fois le tour de la terre, et assez de béton pour couvrir un trottoir de 1,5 m de large de San Francisco à New York. L’arche centrale de ce pont de 2 750 m représente un enjambement de 1 280 m ; la plus longue à l’époque.

LE PARC NATIONAL DU GOLDEN GATE

Avec le pont comme pièce maîtresse, le Parc national de loisirs du Golden Gate fut établi en 1972 ; il incorporait plusieurs parcs déjà existants et un terrain privé nouvellement acquis de chaque côté du pont. Avec plus de 14 millions d’hectares, c’est le parc urbain le plus vaste du monde et le plus populaire des Etats-Unis. Du côté de San Francisco, le parc comprend toute la côte jusqu’au comté de San Mateo. Les îles d’Angel et d’Alcatraz dans la baie font aussi partie du parc.

Les funiculaires

Visiter un monument national n’a rien d’extraordinaire mais, à San Francisco, on peut aussi voyager dedans en montant dans l’un de ces uniques funiculaires. C’est un réseau unique au monde et, en 1973, la ville en célébra le premier centenaire. En 1982, on crut que c’était la fin des funiculaires, car ce réseau particulier de câbles souterrains était irréparable. Cependant, une vigoureuse campagne locale rassembla 10 millions de dollars qui, ajoutés aux 50 millions de dollars de financement d’état et fédéral, permirent de déterrer entièrement le réseau et de le restaurer. A la mi- 1984, la ville célébra le retour de ses bons vieux funiculaires.

Les funiculaires furent inventés par Andrew Hallidie, consterné par la vue des chevaux et des mules qui essayaient de grimper les faubourgs pentus de San Francisco. Le réseau actuel comprend un câble d’acier circulaire de 3,5 cm d’épaisseur et de 18 km de long actionné à une vitesse de 15 km/h. Les funiculaires avancent en saisissant le câble en mouvement et s’arrêtent en le lâchant. C’est un moyen unique et historique de voir la ville, utilisé tous les ans par 14 millions de personnes.

Résultat attendu:

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